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Résumé :
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La dispensation à l’unité des médicaments revient à l’ordre du jour à l’occasion de deux publications de la Cour des comptes qui soulignent l’intérêt que pourrait présenter cette pratique, notamment pour réduire les gaspillages médicamenteux. En effet, une part importante des médicaments prescrits est par exemple dispensée dans des conditionnements parfois sans corrélation avec la durée de prescription. Au-delà des coûts évitables pour le système de santé et le risque d’automédication ultérieure, ce volume inutilisé contribue aux impacts environnementaux liés à la production, au transport et à l’élimination des médicaments. Consciente des bouleversements (financiers, humains, technologiques…) que cette modalité de dispensation induirait pour la filière pharmaceutique, la Cour préconise dans un premier temps d’agir sur le conditionnement des médicaments et de réserver la dispensation à l’unité aux médicaments les plus dangereux, polluants, onéreux ou soumis à pénuries, le changement du système de dispensation ne pouvant être réalisé que progressivement. Les textes législatifs permettent, sous condition ou dans un cadre expérimental, la dispensation à l’unité mais les gouvernements ont la main tremblante pour signer les textes d’application, reculant devant la radicalité des transformations organisationnelles, économiques et logistiques qu’engage cette modalité de dispensation. Celle-ci est pourtant en vigueur dans les établissements de santé, mais aussi dans de nombreux pays qui l’ont choisie ab initio et n’ont donc pas à assumer les désagréments de tous ordres liés à une telle transmutation. (R.A)
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