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Résumé :
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Doter le système de santé d’un outil numérique capable de centraliser les informations médicales du patient est une aspiration forte des différentes politiques publiques conduites en matière de santé depuis plus de deux décennies. Le législateur a tenté d’y répondre, dans le respect du cadre juridique très strict relatif aux données à caractère personnel et au secret médical. L’inadéquation pourtant constatée entre les ambitions du dispositif et les usages observés en pratique interroge. La création de « Mon espace santé », intégrant le dossier médical partagé depuis le 1er janvier 2022, a tenté d’opérer une rupture de paradigme. En plaçant l’usager au centre du dispositif et en facilitant l’accès à ses données de santé, cette réforme entendait redonner un nouvel élan à l’outil. Cette évolution apparaît néanmoins inaboutie en ce qu’elle ne répond ni pleinement aux attentes concrètes des professionnels de santé, qui sont confrontés à des contraintes de temps et d’incompatibilité des outils informatiques, ni à celles des patients, pour qui l’usage de l’outil demeure encore trop peu concret. Il convient dès lors de se demander pour quelles raisons le dossier médical partagé, pensé comme un levier au service de l’amélioration du parcours de soins, peine toujours à remplir sa fonction. À titre subsidiaire, il est utile de s’interroger sur la manière d’adapter le dispositif aux attentes des usagers
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