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Résumé :
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Le recours croissant aux urgences et la prise en charge requise pour les personnes les plus vulnérables, en particulier les plus âgées, tiennent avant tout à un problème de flux et de parcours : absence de réponse sanitaire en temps utile lors de l’apparition d’une décompensation amenant à un transfert aux urgences, souvent suivi d’une hospitalisation, manque de lits disponibles pour des profils polypathologiques, eux-mêmes embolisés par des patients qui ne trouvent pas de solutions d’aval (SMR, EHPAD, SAD, HAD…) ces effecteurs étant eux-mêmes saturés ou dans l’incapacité de les accueillir. La mission établit ainsi que les difficultés rencontrées aux urgences ne relèvent pas uniquement des services d’urgences, ni même uniquement de l’hôpital, mais traduisent une inadéquation structurelle du système de santé dans son ensemble (hospitalier et ambulatoire, libéral et public) face aux défis de santé publique posés par les impacts sanitaires, médico-sociaux et sociaux du vieillissement de la population, de l’augmentation des multimorbidités et de l’explosion des maladies chroniques. ( ) Ce constat, sombre, oblige à une réaction rapide et à une réponse structurante : non pas un simple catalogue, mais une évolution en profondeur du système de santé
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