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Résumé :
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L’alimentation au cours de la période des 1 000 premiers jours constitue un déterminant majeur de santé au regard du modèle des origines développementales de la santé et des maladies (DOHaD), en raison d’une vulnérabilité accrue aux expositions environnementales durant cette période. L’étude ProSET visait à analyser les perceptions et pratiques des acteurs territoriaux concernant ces enjeux. Une étude qualitative a été menée auprès de 44 participants (professionnels de santé, de la petite enfance et décideurs), à partir d’entretiens semi-directifs. Les résultats ont montré que l’alimentation était identifiée comme une voie majeure d’exposition aux contaminants environnementaux, notamment aux perturbateurs endocriniens. La perception du risque lié à l’alimentation apparaissait hétérogène, reposant sur des connaissances partielles et traduisant une appropriation implicite du cadre DOHaD. Les discours mettaient en évidence des difficultés à hiérarchiser et transmettre des messages de prévention jugés complexes. Les pratiques de prévention demeuraient peu structurées, largement dépendantes des initiatives individuelles et associées à un besoin explicite de formation. Les inégalités sociales d’exposition étaient clairement identifiées. Malgré une reconnaissance institutionnelle des enjeux, leur traduction dans les dynamiques territoriales restait limitée, faisant de l’alimentation un levier de prévention encore sous-exploité. (R.A)
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