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Résumé :
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La filière biométhane, en pleine expansion en France, contribue à répondre aux objectifs nationaux en matière de transition énergétique. Cette expansion peut toutefois susciter des questionnements sur l’impact qu’a cette activité sur la qualité de l’air et les odeurs. Afin d’objectiver cet impact, l’étude AQAMETHA vise à développer une approche méthodologique combinant à la fois la mesure de polluants atmosphériques, l’ammoniac (NH3) et l’hydrogène sulfuré (H2S), et la caractérisation olfactive au sein des unités et dans leur environnement. Pour cela, 12 unités de méthanisation représentatives de la filière nationale ont été sélectionnées sur six régions métropolitaines différentes. Les résultats montrent que les concentrations en NH3 et H2S sont les plus élevées en limite de propriété, puis baissent rapidement dès les premières habitations. Les intensités odorantes peuvent être fortes dans un rayon de 200 mètres autour de l’unité, et peuvent être perçues jusqu’à 2 000 mètres à de faibles intensités. Cette approche méthodologique a permis de renforcer le Langage des Nez® en le spécifiant au domaine de la méthanisation, et peut être réutilisée comme un outil au service de la communication entre exploitants, porteurs de projets de méthanisation, riverains et pouvoirs publics. (R.A)
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