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Résumé :
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« Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es. » La formule de Brillat-Savarin est devenue si célèbre qu’elle semble avoir toujours accompagné les réflexions sur l’alimentation. Pourtant, elle renferme une vérité plus profonde encore que celle qu’elle énonce. Car dire ce que l’on mange, c’est aussi dire ce que l’on croit, ce que l’on craint, ce que l’on espère, ce que l’on est autorisé à faire ou ce qu’il est interdit de consommer. En somme, parler de l’alimentation revient à parler de l’homme lui-même. L’histoire de l’alimentation se confond souvent avec celle de la santé. Déjà, Hippocrate enseignait, dit-on, que l’aliment pouvait être le premier des médicaments. Depuis lors, la question n’a cessé de traverser les siècles : comment se nourrir pour bien vivre ? Pour autant, l’alimentation n’a jamais été une affaire paisible. Elle est faite de contradictions, de paradoxes voire d’ambiguïtés. S’il est évident « qu’il faut manger pour vivre » peut-on aussi « vivre pour manger » ? Jamais l’homme n’a autant disposé de connaissances sur ce qu’il convient de manger ; jamais il n’a autant douté de son alimentation ! C’est précisément à cette rencontre entre alimentation et santé qu’est consacré le présent ouvrage. (R.A.)
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