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Résumé :
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Cet article analyse la crise actuelle du travail social en montrant que la dégradation de la santé mentale des professionnels relève d’abord d’une crise du travail lui-même, marquée par des logiques néo-libérales d’activation, de performance et de contractualisation qui fragilisent le sens du métier, les collectifs et les identités professionnelles. S’appuyant sur la psychodynamique du travail, la clinique de l’activité, les recherches sur les risques psychosociaux et les compétences psychosociales, ainsi que sur l’éthique du care, les auteurs proposent un cadre systémique pour « prendre soin de ceux qui prennent soin » en articulant analyse du travail réel, régulation émotionnelle, transformation des pratiques managériales et responsabilité institutionnelle. Ils défendent l’idée qu’une prévention efficace du burnout suppose d’agir simultanément sur l’organisation du travail, les dynamiques collectives de discussion et de reconnaissance, et le développement des compétences émotionnelles et relationnelles des professionnels.
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