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Résumé :
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La santé mentale (y compris celle des professionnels, ose-t-on espérer) a été promue « grande cause nationale » pour 2026… comme elle l’avait été en 2025. Aveu d’échec ou expression d’une authentique volonté ?
Sur le terrain, il semble que les choses n’aient pas beaucoup changé, ni pour les professionnels ni pour les personnes qu’ils accompagnent, malgré les effets de manche du gouvernement. L’idéologie néolibérale impose depuis quelques décennies aux sociétés humaines la religion de la nouveauté et du changement continu, afin, notamment, de fragiliser les acteurs sociaux. Les ESSMS n’échappent bien évidemment pas à cette pression. On se demande bien comment la santé des professionnels du secteur, confrontés aux logiques gestionnaires, au culte du tout-quantitatif et du résultat « tangible », de préférence à court terme, etc., ne se ressentirait pas de cette situation.
Sur le terrain, avec notamment une réduction systématique des moyens accompagnée d’une exigence d’efficacité accrue, l’épuisement professionnel, le burn-out, le bore-out, les risques psychosociaux, etc., atteignent des niveaux alarmants et guettent même les plus robustes des éléments du système.
Conditions de travail de plus en plus difficiles, salaires en berne, perte du sens du/au travail, reconnaissance absente, aspirations nouvelles constituent les paramètres structurels de la souffrance observée. Cette dernière est par ailleurs augmentée par la spécificité d’un secteur traditionnellement attaché à l’humain dans toutes ses dimensions, notamment celles du temps et du contact.
Dans ces conditions, évoquer la QVCT sans s’en donner réellement les moyens semble ressortir de la poudre aux yeux. (R.A.)
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