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Résumé :
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Depuis la fin des années 2010, la santé mentale des professionnels, question enracinée dans de profonds tabous, est sortie progressivement de l’ombre avec l’apparition dans les années 2000 de l’acronyme QVCT, pour qualité de vie et des conditions de travail. Longtemps reléguée à la sphère individuelle ou médicale, cette problématique est enchâssée dans celle plus large de la santé mentale, devenue un enjeu majeur, objet de plans d’action spécifiques, à l’image de la feuille de route Santé mentale et psychiatrie (2018–2026) ou de la désignation de la Santé Mentale comme grande cause nationale depuis 2025. Pour autant, la santé mentale au travail constitue un domaine à part entière qui relève de l’épineuse question de la souffrance au travail. Les indicateurs convergent pour rendre compte de la croissance constante de ce phénomène massif, encore sous-diagnostiqué, sous-traité, à la croisée des champs de la médecine, de la psychologie du travail, du droit, de l’ergonomie et de l’économie. (R.A.)
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