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Résumé :
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Le transport maritime contribue significativement à la pollution atmosphérique avec 250 000 morts prématurés et 6 millions de cas d’asthme infantile chaque année liés aux émissions de particules ultrafines, d’oxydes d’azote, d’hydrocarbures aromatiques polycycliques ou encore de métaux lourds. Les panaches des navires ont des impacts très localisés dans les villes portuaires, avec des augmentations des concentrations en polluants intenses et brèves. Plusieurs solutions de réductions des émissions sont mises en place comme les zones de contrôle des émissions (zones ECA), le raccordement électrique des navires à quai, les systèmes de filtration des échappements ou encore le changement de carburant. Des initiatives ont émergé localement pour s’assurer de l’efficacité des actions mises en œuvre. Un partenariat innovant entre l’Observatoire de surveillance de la qualité de l’air et les acteurs de la place portuaire incite les compagnies maritimes à partager leurs données et informations en toute transparence. Ces collaborations profitent aussi à la recherche académique pour développer un savoir-faire dans la mesure des polluants à l’émission, dans l’utilisation de drones, de navires-laboratoires ou encore de caméras hyper-spectrales. Des coopérations internationales ont également créé un observatoire franco-italien innovant des ports, auxquelles les sciences participatives contribuent, et qui doit permettre de produire des indicateurs d’impact en temps réel. (R.A)
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