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Résumé :
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L’hypocrisie en santé est souvent réduite à un défaut moral individuel. Cette approche omet sa dimension institutionnelle. Dans les organisations de soins, l’écart entre normes proclamées et pratiques effectives constitue un mode ordinaire de régulation des tensions structurelles. En mobilisant philosophie morale, sociologie des organisations et droit de la santé, cet article analyse l’hypocrisie comme une fiction organisatrice permettant de maintenir l’action collective sous contrainte. Ambivalente, elle protège les institutions tout en exposant les acteurs à une charge morale inégalement répartie. (R.A)
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