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Résumé :
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Le secteur de la santé ne manque pas d’institutions. Les sigles et acronymes qui ont fleuri depuis deux ou trois décennies en témoignent : ARS, HAS, ABM, ASNR, CEPS, ANSM, ANSES, ANSP ou Santé publique France, INCA, ANAP, ANS, UNCAM, UNIOCAM, CNSA, URPS, UNPS, UNAAUSS ou France Assos santé… Ce foisonnement contraste avec le retard institutionnel de notre pays qui n’a véritablement vu émerger une organisation publique de la santé qu’après 1945 et la fondation de la Sécurité sociale. La création d’un ministère de l’Hygiène, de l’Assistance et de la Prévoyance sociales en 1920, à la suite de l’épidémie de grippe espagnole qui avait dramatiquement révélé les carences de l’organisation sanitaire du pays, a fait long feu. Le ministère a été supprimé quatre ans plus tard… Pourtant, dans un secteur où la science est déterminante, les institutions d’expertise sont une nécessité. Au XIXe siècle, l’Académie royale de médecine et les conseils ou comités d’hygiène publique et de salubrité ont tenté de tenir ce rôle. La loi de 1902 relative à la protection de la santé publique a mis en place des conseils d’hygiène départementaux et créé le Comité consultatif d’hygiène publique de France mais leur rôle est resté marginal en l’absence de véritable administration sanitaire et de politique publique de santé. À la fin du XXe siècle, les crises de sécurité sanitaire et les défis de la maîtrise des dépenses de santé ont conduit à la création de nombreuses agences, autorités et structures comme l’illustrent les sigles rappelés précédemment. Les Tribunes de la santé ont régulièrement l’occasion d’inviter à mieux connaître l’une ou l’autre d’entre elles. Il a cependant paru utile de rassembler dans un numéro des articles permettant d’aller à la rencontre de plusieurs de ces institutions, de natures très différentes, de création ancienne ou récente, qui contribuent aux transformations du système de santé et à la mise en œuvre des politiques sanitaires. C’est ainsi à une visite guidée de l’Académie de médecine, du Comité consultatif national d’éthique, du Haut Conseil de la santé publique, de la Cour des comptes, de l’Inspection générale des affaires sociales, du Comité économique des produits de santé, de Santé publique France, de l’Agence nationale de la performance sanitaire ou de l’Agence du numérique en santé que sont invités les lecteurs de la revue. (Editorial D. Tabuteau)
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