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Résumé :
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Si l’utilisation des textiles microfibres se généralise à l’hôpital, notamment pour le bionettoyage des sols, ce n’est pas encore le cas pour les surfaces hautes. À l’aide d’un modèle expérimental déjà évalué, nous comparons l’efficacité nettoyante et désinfectante de trois microfibres différentes (Netty auto-protégée, Netty et Tiny de Concept Manufacturing, Valliquerville, France) simplement imprégnées d’eau ou de solutions détergentes et désinfectantes commercialisées. Les chiffonnettes sont utilisées neuves, après 200 lavages en blanchisserie industrielle ou après immersion dans une solution d’eau de Javel. Des essais sont aussi réalisés dans les chambres de patients. Enfin nous mesurons indirectement, par le calcul des rendements d’extraction des méthodes de prélèvements bactériologiques sur textile, la capacité des différents textiles à retenir les bactéries. Les résultats montrent une capacité des microfibres, même après lavage et immersion dans l’eau de Javel, à éliminer plus de 99% des bactéries présentes sur la surface lorsqu’elles sont utilisées avec de l’eau, les produits chimiques n’apportant aucune plus-value désinfectante. Dans les chambres de patients, les microfibres éliminent 80% des bactéries présentes avec ou sans chimie alors que la lingette en viscose et polyester nécessite l’utilisation de chimie pour arriver à ce résultat. Enfin nous n’observons pas de relargage des bactéries lors de la manipulation des textiles d’une surface vers une autre. Nous répondons ainsi à plusieurs des questions dont l’absence de réponse pouvait constituer un frein à l’usage des microfibres à l’hôpital pour le bionettoyage des surfaces hautes. (R.A.)
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