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Résumé :
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La France interdit, depuis le 1" janvier 2026, certains produits contenant des substances perfluoroalkylées ou polyfluoroalkylées (alias PFAS), notamment des cosmétiques et des textiles. Une avancée notable pour réduire l'exposition à ces "polluants éternels", mais qui concerne seulement 20 % des utilisations de PFAS. Les PFAS sont des substances contenant au moins un groupement méthyle ou méthylène entièrement fluoré. En 2018, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a répertorié plus de 4 700 PFAS commercialisés. À l'échelon européen, plus de 9 000 PFAS sont enregistrés. Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la production et l'utilisation des PFAS n'ont cessé de se développer, en raison notamment de leur stabilité et de leur résistance à la fois chimique, physique et thermique. Leurs propriétés antiadhésives, ignifuges, antitaches et imperméabilisantes permettent de très nombreuses applications dans la production de textiles, ustensiles de cuisine, emballages, protections contre le feu, composants électroniques, médicaments, etc. Les propriétés des PFAS sont aussi leurs défauts. La plupart sont très persistants. Ils s'accumulent et subsistent dans l'environnement pendant de longues périodes, d'où l'appellation de "polluants éternels". Ils sont mobiles et parfois volatils et contaminent tous les milieux (eau, air, sol, sédiments) à l'échelon mondial. Une enquête journalistique internationale a identifié des milliers de sites contaminés par des PFAS en Europe, dont environ 900 en France, principalement près de leurs lieux de production et d'utilisation (notamment les aéroports civils et militaires). Les humains sont exposés aux PFAS surtout via l'ingestion d'aliments et d'eau, et l'inhalation d'air contaminés. En 2026, la population dans son ensemble est concernée. Les niveaux les plus élevés d'exposition ont été rapportés chez les travailleurs et parmi la population vivant à proximité de sites pollués. Le niveau d'imprégnation des humains se mesure généralement par la concentration dans le sang des PAS les plus présents dans l'environnement. Fin 2025, la concentration sanguine de 2 ug/l est généralement retenue comme seuil en dessous duquel aucun effet indésirable pour la santé n'est prévisible. Dans les années 2000 et 2010, aux États-Unis d'Amérique, en Europe et en France, les niveaux moyens d'imprégnation mesurés étaient supérieurs à 2 µg/l.
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