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Résumé :
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La psychiatrie connaît en France une crise d’attractivité paradoxale : alors même que les besoins de santé mentale augmentent, la discipline reste insuffisamment choisie et demeure grevée par des représentations sociales stigmatisantes. À partir de la littérature internationale, d’un travail d’enquête conduit avec le CSA auprès de la population générale, des lycéens et des étudiants en médecine, et du retour d’expérience de la campagne nationale « Choisir psychiatrie », cet article analyse les déterminants de ce déficit d’attractivité. Données montrent que la psychiatrie souffre moins d’un déficit d’utilité que d’un déficit de connaissance et d’image, et que l’exposition concrète au terrain constitue un levier majeur de transformation des représentations. La campagne est discutée comme une stratégie durable articulant mesure, communication, visibilité professionnelle et territorialisation, notamment au travers des Nuits de la psychiatrie.
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