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Résumé :
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Le délai de péremption d'un médicament est proposé par la firme qui en détient les droits à l'issue des études de stabilité préalables au dépôt de la demande d'autorisation de mise sur le marché (AMM), puis validé par les autorités sanitaires. Le délai de péremption indique un délai au bout duquel le médicament est encore stable sous réserve d'avoir été conservé dans les conditions définies lors des études de stabilité. Or certains médicaments dits périmés, parce que conservés au-delà de leur date de péremption, sont toujours conformes à certaines spécifications attendues. Le délai de péremption peut être étendu après mise sur le marché d'un médicament sur demande de la firme auprès de l'Agence du médicament européenne (EMA) ou française (ANSM). Sauf avis défavorable, la demande est considérée comme étant acceptée au bout de 30 jours. Aucune volonté politique en faveur de ces extensions n'est affichée au niveau de l'EMA. Depuis le début des années 2020, les demandes d'extension de délai de péremption sont chaque année de l'ordre de 250 au niveau de l'EMA et de l'ANSM. Fin 2024, puis fin 2025, l'ANSM a annoncé sa volonté de promouvoir, auprès des firmes, l'extension des délais de péremption de certains médi-caments. Une étude en officine a commencé en 2025 afin de mieux catégoriser les médicaments périmés le plus souvent rapportés. Le volontarisme des firmes pour demander des extensions de délais de péremption permettrait de potentielles économies pour les systèmes d'assurance maladie, des réponses possibles à des pénuries de médicaments et s'inscrirait dans une démarche écologique.
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