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Résumé :
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L’article de Léopold Maurice et Emmanuel Didier attire l’attention sur les institutions bioéthiques contemporaines à partir du cas du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), qui, à travers ses avis, permet aux auteurs de saisir les transformations de la catégorie de « personne humaine ». Au départ, cette définition avait pour centre de gravité sémantique la biologie de l’individu en tant qu’être vivant lié à l’espèce humaine ; ce centre de gravité s’est ensuite progressivement déplacé vers la dimension des devoirs moraux, axés sur la dignité, l’autonomie, la protection et la responsabilité morale. De cette manière, le regard porté par les auteurs sur la bioéthique permet de faire émerger des questions concernant la gouvernance de la vie et du vivant à l’époque contemporaine, tout en mettant en évidence le processus complexe de construction des institutions bioéthiques et de définition de leurs objectifs. Ce phénomène semble propre à une époque contemporaine très proche de notre présent. Il résulte d’un processus composite qui a conduit les institutions étatiques à chercher à placer les individus en situation d’exercer une forme plus large et profonde d’autodétermination sur leur vie. Celui-ci a été rendu possible grâce aux sciences biomédicales et aux technologies, qui ont ouvert aux individus des capacités d’agir concrètement sur des aspects jusqu’alors inexplorés de leur vie biologique : de la conception à la fin de vie, en passant par les soins et les interventions thérapeutiques
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