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Résumé :
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L’article porte sur les pratiques de port de gants qui varient au cours de l’examen clinique en dermatologie, selon les différentes représentations du toucher et, plus largement, du contact avec les patients. En s’appuyant sur des entretiens semi-directifs menés auprès d’une vingtaine de dermatologues, il présente dans un premier temps comment le toucher est mobilisé au cours d’une consultation dermatologique, selon les objectifs cliniques, les parties du corps et les patients examinés. L’article explore, dans un second temps, les motivations et les réflexivités autour des pratiques de port de gants qui varient selon les rôles associés au toucher dans le cadre du raisonnement médical, ainsi que dans la relation de soin avec les patients. Les principales formes de rationalité qui sous-tendent l’usage des gants sont liées à la protection contre les risques infectieux, concevant le toucher comme vecteur de contamination. Mais l’étude révèle d’autres représentations, moins étudiées, où le toucher renvoie à une compétence sensorielle mobilisée dans l’exercice diagnostique, mais aussi, et surtout, à un mode de communication spécifique dans lequel les gants permettent aux soignants d’établir ce qu’ils considèrent être la bonne distance, en redéfinissant le contact nécessaire au diagnostic, dans le cadre d’un acte clinique.
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