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Résumé :
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Basé sur une recherche doctorale en sociologie, cet article interroge la reproduction des normes sexuelles depuis la formation des professions prescriptrices de contraception (généralistes, gynécologues, sages-femmes) jusqu’aux consultations. Peu abordée en formation, la sexualité passe par conséquent au second plan lors des consultations, ici de contraception, y compris lorsque c’est à la demande des patientes et alors même que les espaces d’échange sur ces sujets sont rares. L’article repose sur des entretiens qualitatifs menés auprès de trente et un·e professionnel·les de santé et sur l’observation de près de cent consultations médicales dans des structures publiques et privées, en région toulousaine. L’analyse d’un cours de médecine en présence et d’un cours écrit de maïeutique complète ce corpus. Il en résulte qu’en étant peu outillé·es pour aborder ce sujet, les professionnel·les de santé relèguent la sexualité à un « tabou » à la fois théorique (formation) et empirique (consultations), ou l’abordent exclusivement selon un cadre hétéronormatif. Néanmoins, l’indicibilité de la sexualité en consultation est évitable, puisque son degré varie selon les caractéristiques des structures de santé (système de paiement, professions, ou encore politisation des soignant·es).
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