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Résumé :
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Cet article rappelle que l’environnement et les équipements intérieurs peuvent jouer un rôle dans la transmission croisée des micro-organismes à l’hôpital et doivent donc être pensés avec l’expertise des équipes opérationnelles d’hygiène. Le mobilier doit limiter les niches à poussière, être mobile ou pleine hauteur, et constitué de matériaux lisses, non poreux, résistants aux détergents et désinfectants, le bois étant déconseillé. Les écrans d’intimité et les rideaux doivent être facilement nettoyables ou lavables, avec des matériaux peu adhérents pour les germes et compatibles avec l’eau de Javel. Les équipements sanitaires (lavabos, W.-C, douches) doivent réduire les éclaboussures, permettre l’accès aux siphons, éviter les dispositifs favorisant les biofilms (certains robinets électroniques, douchettes) et être conçus pour un bionettoyage fréquent et efficace. Les lave-bassins doivent assurer un cycle contrôlé de lavage et de désinfection thermique sans stagnation d’eau, l’usage unique pouvant être une alternative. Les fontaines à eau doivent être raccordées au réseau, bien entretenues et comprises dans la surveillance de l’eau. Les auteurs insistent sur l’intégration conjointe des critères d’hygiène, de durabilité et d’écoresponsabilité dans tous les choix d’équipements.
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