|
Résumé :
|
L’objectif de cette étude est ainsi de produire de nouvelles connaissances et éléments de compréhension sur les pratiques de mobilité des enfants de la maternelle au lycée en France. Un état des lieux des données disponibles sur le sujet est tout d’abord réalisé, suivi d’une grande enquête auprès d’un échantillon représentatif de parents d’enfants dans l’Hexagone et en Outre-mer, permettant de produire des données inédites. Il en ressort que la voiture demeure importante dans la mobilité des enfants, même sur de faibles distances, associée à des pratiques d’accompagnement parental, elles-mêmes liées à des craintes parentales sur la sécurité des enfants. Concernant les modes actifs, on observe un recul de la marche à mesure que les enfants grandissent, et un usage du vélo à faible fréquence, très largement associé aux loisirs, alors-même que ce mode apparait apprécié des enfants et présente donc un potentiel intéressant. Les transports en commun constituent quant à eux une opportunité intéressante pour développer l’autonomie des enfants, notamment à partir du collège. Enfin, l’enquête confirme l’hypothèse d’un recul intergénérationnel de l’âge de l’autonomie chez les enfants, et fait ressortir le rôle clef des perceptions parentales dans les pratiques de mobilité des enfants, ainsi que le décalage entre les perceptions et préférences des parents et celles de leurs enfants. Cela invite, au-delà d’actions portant sur l’adaptation des infrastructures à un usage par un public jeune, à changer les représentations.
|