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Résumé :
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Penser et réaliser des logements répondant aux multiples exigences réglementaires, aux attentes de futurs habitants que l’on ne connaît pas encore, tout en assurant l’intégration sur un territoire et la prise en compte d’enjeux écologiques et sociaux auxquels un architecte, seul, ne peut pas répondre : ce défi multidimensionnel, connu de nombreux professionnels dans le domaine de l’aménagement, est l’énoncé initial autour duquel une collaboration entre un architecte et des chercheurs en santé environnementale s’est articulée. Une démarche de recherche-action prospective, initiée en février 2024, se propose d’accompagner un programme mixte de 54 logements neufs à destination de personnes âgées et de jeunes actifs dans un secteur faisant l’objet d’un programme plus large d’aménagement urbain, à Ruelle-sur-Touvre (Charente). Le processus de réflexion, élaboré avec la volonté du bailleur social porteur de l’opération, explore la question du bien-vivre et de la qualité de vie en partant de l’expérience d’habiter. Le processus de réflexion repose sur des séances de travail avec un groupe constitué de collaborateurs du bailleur social, d’agents de la collectivité, d’acteurs associatifs et de l’équipe de maîtrise d’œuvre. L’article se concentre sur les choix épistémiques et méthodologiques réalisés au cours de cette expérimentation visant le partage et l’apprentissage collectif des participants. En s’appuyant sur des exemples, nous examinons les sens et les implications concrètes de termes comme le vivre-ensemble ou la préservation de la biodiversité, des ambitions exprimées dans la commande initiale. Nous discutons des apports de cette expérimentation (toujours en cours) et du cadrage sur l’expérience, par opposition à une logique de réponse à des fonctions (se loger, se nourrir, se divertir), dans des démarches et projets portant sur l’aménagement et la vie des territoires, en particulier à travers les approches d’urbanisme favorable à la santé.
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