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Résumé :
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Organiser des méga-événements sportifs (MES), comme les Jeux olympiques, demande aux villes-hôtes et à leurs pays des investissements considérables qui sont rarement économiquement rentables en soi. Leurs bénéfices pour les populations locales résident principalement dans l’héritage positif que ces investissements laisseront sur le long terme, notamment en matière de réaménagement urbain et de nouvelles infrastructures (équipements, transports, logements, espaces verts, etc.). Le présent article explore les liens entre les MES et la façon dont ils peuvent impacter la santé au travers de l’urbanisme, en se focalisant sur les déterminants de la santé les plus pertinents en l’occurrence, tels que l’activité physique ou la cohésion sociale. Pour cela, nous avons dressé un logigramme des impacts sur la santé et le bien-être et avons analysé la littérature existante. Il s’avère qu’une approche intersectorielle de la planification de l’héritage des MES, impliquant différents acteurs et compétences, est essentielle, ainsi qu’un ancrage institutionnel et des partenariats au niveau local. En l’état, la nature ambivalente des impacts sur la santé relevés appelle surtout à une clarification du cadre conceptuel de l’héritage et de la façon de le mesurer.
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