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Résumé :
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A partir d'une fugue de l'hôpital, qu'elle qualifie "d'élaborée", Solange, usagère de la psychiatrie, mettra en récit un événement que les soignants nomment habituellement passage à l'acte. Elle préfère pour sa part évoquer un "passage". Dans ce contexte, comment envisager a priori que certains de ces mouvements psychiques puissent être des moments thérapeutiques féconds ? A l'unité Provence du CH Laragne, l'équipe soignante a fait le pari de penser un dispositif de soins qui permettrait de faire de la fugue, non un passage à l'acte, mais un événement inscrit dans la trajectoire de soins du patient. Dès lors, comment articuler cette posture avec les obligations administratives tout en gardant l'initiative d'un soin singulier pour permettre de faire d'un acte "un passage dans le soin" ? (R.A)
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