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Résumé :
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Ce texte analyse le positionnement soignant face aux scarifications de l'adolescent, invitant à passer d'une posture d'omnipotence - où l'arrêt du symptôme est perçu comme l'unique indicateur de réussite - à une maturité professionnelle, qui passe par l'acceptation de l'impuissance relative. L'auteur souligne que la volonté de maitriser à tout prix le corps de l'autre relève d'une dynamique spéculaire avec l'adolescent, qui génère culpabilité et angoisse de performance chez le clinicien. L'enjeu thérapeutique se déplace alors de la "guérison" immédiate vers une capacité de contenance et de présence. En renonçant au désir de toute puissance, le soignant (ou le parent) peut ainsi privilégier la qualité de la présence et le "tenir bon" auprès du patient, transformant le sentiment d'impuissance à empêcher les scarifications en une compétence clinique active de support de la passivité. (R.A)
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