|
Résumé :
|
Il existe un décalage entre l'ambition affichée par l'Etat concernant la santé mentale et la réalité du terrain : un système de soins en difficulté (manque de personnel, travail éprouvant, déception des soignants face aux échecs perçus). Nos analyses précises des modes de soins visant l'amélioration de la santé mentale montrent que la cause profonde de ces échecs réside dans l'inadéquation à la fois des outils de diagnostic et des interventions thérapeutiques qui ne prennent pas en compte la structure et le fonctionnement de la quatrième dimension de l'identité psychosociale : le potentiel d'action. Pourtant, la structure de ce potentiel a été décrite en 1998 avec une précision plus fine que les hypothèses freudiennes. Entre-temps, Erik Erikson et Jeanine Guindon avaient déjà apporté un regard différent, mais ce n'est qu'en 1998 que la connaissance et la dynamique de ce potentiel sont devenues essentielles pour renforcer l'identité des patients, leur permettant d'accéder à une santé mentale stable, la plupart du temps sans recours aux médicaments. (extraits R.A.)
|