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Résumé :
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La médecine est une science et c'est aussi un art. Le médecin s'appuie sur des connaissances étendues et complexes. La première année d'études médicales donne le ton : les étudiants ingurgitent des masses de connaissance. Le fait que cette année soit un concours avec un nombre de places réduit font que chacun est obtempérant, mais quelle sera la place de la mémorisation et de l'appropriation personnelle des savoirs dans les années suivantes lorsque cette connaissance sera disponible par simple question à son IA, devenant un compagnon de route permanent ? Une autre interrogation porte sur la relation patient-médecin. Que se passera-t-il lorsque le jugement du praticien sera en désaccord avec une recommandation émise par IA générative ? L'intelligence artificielle peut assister et enrichir le raisonnement clinique, mais non remplacer le jugement clinique et la sensibilité du soignant. Le médecin est le décisionnaire final. Là est le discours. Pourtant, quand la bascule se fera au moment où le praticien, et sa propre conviction, se retrouvera seul face à une position différente d'IA générative, sa responsabilité juridique, mais également éthique feront-elles le poids ? Après une médecine longtemps attachée à la religion, puis fondée sur la science et l'intuition, allons-nous désormais vers une médecine prédictive dominée par l'IA ? (R.A.)
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