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Résumé :
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Notre système de santé est à l'image de la société qui ll'organise. On ne peut pas le lui reprocher. Il n'a guère le choix : il est attendu de lui aussi (et donc de tous ceux qui y travaillent) qu'il soit rentable, efficace et sous contrôle. Au plus, sa propre survie en dépend, au plus il exigera du patient qu'il se soumette,lui aussi, à ces contraintes pour ne pas en contrarier la bonne marche : pour le dire d'un mot, il devra être solvable, il devra guérir dans les temps impartis et il devra se montrer docile. Sans un changement des normes sociales qui régissent la société, on en sera réduit à déplorer l'augmentation du nombre des laissés pour compte, et dans le même temps, à admirer et peut-être soutenir toutes celles et ceux qui, à défaut de pouvoir changer les "règles du jeu", ont le courage de lutter à contre-courant pour que, dans ce monde impitoyable, les exclusdu système ne soient pas de surcroît les abandonnés des humains. (Editorial de J.M Longneaux)
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