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Résumé :
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L’ambivalence du progrès médical réside dans sa capacité à transformer des pathologies mortelles en maladies chroniques, générant mécaniquement de nouvelles formes de vulnérabilité. Si les avancées techniques sont spectaculaires, elles complexifient les parcours de soins et peuvent altérer l’autonomie des patients, notamment en oncologie ou en réanimation. Face à ces limites, il est impératif de ne plus réduire la médecine à une simple performance scientifique, mais d’intégrer une véritable éthique de la vulnérabilité. Cela nécessite un décloisonnement du système de santé, impliquant davantage les aidants et les patients-experts pour favoriser des décisions partagées. L’évolution doit aussi passer par la formation des soignants à une « sagesse pratique » axée sur l’écoute du vécu individuel. En définitive, là où croît le progrès, le système doit impérativement s’adapter pour ne pas laisser les plus fragiles de côté». (R.A.)
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