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Résumé :
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Dès 2011, une refonte de la tarification hospitalière au service du patient s’impose comme une urgence, et ce, car la complexité de la tarification à l’activité est contre-productive pour la santé des populations. Une évolution des financements de l’offre de soins a été réalisée, notamment en 2024-2025. Cette évolution est décrite. Elle ne prend pas en compte l’amélioration du droit de la santé et de la protection de la santé et continue de privilégier le modèle de l’hôpital-entreprise au détriment du modèle du système de santé et d’assurance santé intégré. Pourtant, ce dernier a de bien meilleurs résultats que le premier en matière d’amélioration de l’état de santé de la population, d’accroissement de la qualité des soins et de réduction des coûts, tout en sauvant plus de vies. Alors que des travaux dénoncent une privatisation de l’offre de soins, cette réforme du financement des hôpitaux et des cliniques pourrait être considérée comme un outil de l’État au service de la financiarisation insidieuse des soins et de la santé, au détriment du droit de la santé et de la protection de la santé. (R.A.)
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