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Résumé :
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La protection de la santé, érigée au XXᵉ siècle en objectif des politiques publiques et en droit fondamental, s’est imposée comme un axe majeur de l’action du Conseil de l’Europe. Par ses organes politiques, ses traités et la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, l’organisation a progressivement bâti un corpus cohérent de normes garantissant la vie, la dignité et l’intégrité des personnes. De la Charte sociale européenne à la convention d’Oviedo, du contrôle des droits humains en santé à la normalisation pharmaceutique via la Pharmacopée européenne et l’EDQM, le Conseil de l’Europe contribue à harmoniser les politiques sanitaires et à instaurer un ordre public international de la santé. Si la diversité des instruments et des acteurs peut en brouiller la lisibilité, elle traduit un pragmatisme efficace au service de la santé publique, renforcé par les crises sanitaires récentes. L’organisation se positionne ainsi comme un laboratoire normatif, conciliant droits humains, sécurité sanitaire et innovations biomédicales dans une approche intégrée de la santé humaine, animale et environnementale.
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