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Résumé :
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Depuis la pandémie de Covid-19, l’UE a considérablement renforcé son rôle dans le domaine de la santé, malgré des compétences historiquement limitées. Elle s’est progressivement dotée d’un cadre juridique et institutionnel structuré qui constitue l’embryon d’un système de santé européen. La crise sanitaire de 2020 a accéléré cette dynamique avec la mise en place de l’UE de la santé, l’achat conjoint de vaccins et le lancement d’initiatives majeures : réforme du secteur pharmaceutique, Plan européen de lutte contre le cancer, développement de l’Espace européen des données de santé, et montée en puissance de la diplomatie sanitaire européenne. Parallèlement, les agences ont vu leurs mandats renforcés et de nouveaux instruments (ex. HERA) ont été créés pour anticiper et gérer les crises. Cependant, des limites institutionnelles et opérationnelles persistent et l’avenir de l’UE de la santé repose sur trois leviers : un renforcement institutionnel, une stabilisation des financements et une montée en puissance opérationnelle, notamment en matière de prévention, de souveraineté sanitaire et de réduction des inégalités. Pour pleinement se consolider, l’UE devra renforcer sa cohérence, soutenir l’innovation et devenir un acteur majeur de la santé publique mondiale.
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