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Résumé :
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Ce mémoire analyse la manière dont les dynamiques partenariales entre acteurs institutionnels, professionnels de terrain, élus et jeunes peuvent favoriser ou freiner l’accès aux droits des jeunes en Bretagne. Dans un contexte marqué par la montée des inégalités, le non-recours aux droits constitue un enjeu majeur, particulièrement pour une jeunesse fragilisée par la précarité économique, la dépendance familiale et la complexité administrative. L’étude s’appuie sur une immersion d’un an au sein du Conseil régional de Bretagne et sur une enquête qualitative menée auprès de professionnels de plusieurs territoires, permettant de croiser observations, entretiens et apports théoriques. Les résultats mettent en évidence que l’accès aux droits des jeunes ne dépend pas seulement de l’information ou de la volonté individuelle, mais aussi de la capacité des acteurs à coopérer, à se connaître et à instaurer des relations de confiance afin d’accompagner au mieux les jeunes. Le Plan breton de mobilisation des jeunesses apparaît comme un outil structurant, ayant permis de densifier les réseaux et de développer une culture commune des acteurs en Bretagne, tout en révélant les fragilités persistantes : cloisonnements institutionnels, dépendance aux personnes-clés, faible implication de certains partenaires stratégiques et participation limitée des jeunes. Ce travail souligne enfin que l’avenir d’une politique de jeunesse intégrée repose sur la transversalité, l’interconnaissance et des démarches d’« aller-vers » capables de réduire durablement le non-recours et de garantir une égalité réelle d’accès aux droits pour l’ensemble des jeunes bretons. (R.A)
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