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Résumé :
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Déplorer la complexité relève maintenant de la figure imposée, en particulier dans le domaine des politiques sociales. Il est vrai que le souci unanime de simplicité se heurte à l'aggravation des entraves, à l'accumulation continue de règles fluctuantes, à la non-réalisation des « chocs de simplification » annoncés de façon récurrente. Il convient cependant, face à la permanence des problèmes, de ne pas verser dans un simplisme outrancier. Tout le monde dénonce des normes inhibitrices tout en en demandant d'autres, protectrices. Faut-il pour autant se résigner ? Si complexité rime avec inéluctabilité, les complications inutiles appellent de la simplification. Au-delà des annonces grandiloquentes, des échecs accumulés et de quelques réussites singulières, il s'agit de bien préciser ce qui doit être simplifié. Les systèmes d'information peuvent être encore mieux mobilisés afin de digérer les évolutions de la protection sociale. (R.A.)
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