Titre : | Prise en charge du patient infecté par le VHC en détention : constats et perspectives |
Auteurs : | Ecole des hautes études en santé publique (EHESP) (Rennes, FRA) ; Alexandre Boitier ; Loïc Carballido ; Laure Coudel ; Judy Kingue Manga ; Franck Langlois ; Jean Perrot ; Magali Roger ; Laura Soufflet ; Paul Taïeb |
Type de document : | Mémoire |
Année de publication : | 2018 |
Description : | 53p. / tabl., ann. |
Langues: | Français |
Classement : | MIP18/ (MEMOIRE EHESP - MODULE INTERPROFESSIONNEL DE SANTÉ PUBLIQUE) |
Mots-clés : | Accompagnement ; Dépistage ; Continuité soins ; Prison ; Prise charge ; Médiation |
Résumé : | En France, la prévalence de l’infection par le VHC chez les personnes détenues est estimée à 4,8%, soit cinq fois plus que pour la population générale. La prise en charge et le traitement du VHC pour la population carcérale constitue donc un enjeu majeur de santé publique, d’autant que le milieu carcéral expose les patients à une plus grande vulnérabilité : comportements à risque, faible recours aux soins, manque d’hygiène et de salubrité lié au confinement des détenus, etc. D’importantes avancées ont pu être réalisées dans la prise en charge du VHC. L’accès au traitement est désormais universel et prescrit par tout médecin. Le traitement lui-même a fait l’objet de nettes améliorations car il est plus efficace, sa durée est moins longue, et les effets secondaires ont disparu. Le dépistage a également progressé grâce au développement des TROD, même s’il doit toujours être encouragé car il n’est pas systématiquement effectué. Cependant ces améliorations notables ne masquent pas les difficultés qui persistent encore dans la prise en charge du VHC chez les détenus. En effet, des risques de ruptures du parcours de soin sont toujours présents, en particulier lors de la sortie de prison. Ce moment est parfois difficile à anticiper pour les équipes pénitentiaires et sanitaires, ce qui complique la mise en œuvre de la démarche de soin à l’extérieur. Par ailleurs, la coordination avec les structures extérieures de relais (sanitaires, médico-sociales, hébergement…) est bien souvent insuffisante pour assurer la continuité de la prise en charge. En outre, les risques de recontamination, notamment en détention, n’ont pas complètement disparu et restent difficiles à prévenir en raison de l’abandon de certaines politiques de réduction des risques au niveau national. Face à ce constat, nos enquêtes de terrain et les divers entretiens menés, suite à l’étude de la bibliographie fournie en amont du travail, nous ont permis de mettre en évidence certaines initiatives de CSAPA ou CAARUD qui représentent des perspectives d’évolution pertinentes pour améliorer la prise en charge du VHC des détenus. Ces structures développent en effet un accompagnement personnalisé des patients et encouragent la poursuite de la démarche de soin, via des médiateurs en santé ou via la coordination des différentes équipes médicales et médico-sociales prenant en charge le patient. Cette collaboration entre les différentes structures de prise en charge semble aujourd’hui indispensable pour éviter l’interruption de la démarche de soins des patients infectés. D’autres expérimentations à l’étude, comme le Parcours VHC en Île-de-France ou les Quartiers de Préparation à la Sortie à la maison d’arrêt des Baumettes de Marseille, présentent des résultats encourageants et gagneraient également à être étendues à d’autres territoires. (R. A.) |
Diplôme : | MIP Module interprofessionnel de santé publique |
Plan de classement simplifié : | Module interprofessionel de santé publique (MIP) |
En ligne : | http://documentation.ehesp.fr/memoires/2018/mip/groupe%20n%C2%B023.pdf |
Exemplaires (1)
Code-barres | Cote | Support | Localisation | Section | Disponibilité |
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111862 | MIP18/0030 | Mémoire | Rennes | Magasin | Empruntable Disponible |
Documents numériques (1)
![]() MIP/ Groupe 23 URL |