Titre :
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Débat sur la fin de vie : quelle place pour les personnes souffrant de pathologies mentales ? (2015)
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Auteurs :
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G. Huguet ;
P. Brunault ;
B. Birmelé ;
et al.
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Type de document :
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Article
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Dans :
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Ethique & santé (vol. 12, n° 3, 2015/09)
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Pagination :
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198-201
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Langues:
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Français
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Mots-clés :
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Euthanasie
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Vulnérabilité
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Malade mental
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Fin vie
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Libre choix
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Résumé :
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[BDSP. Notice produite par APHPDOC 88p8kR0x. Diffusion soumise à autorisation]. Le débat sur la fin de vie fait émerger de manière prégnante la question de la légalisation du suicide médicalement assisté. Une telle évolution législative constituerait un bouleversement du cadre de la pratique médicale, particulièrement en psychiatrie. Bien que la législation des pays ayant légalisé ou dépénalisé l'euthanasie et le suicide médicalement assisté exclut encore aujourd'hui de cet accès à la mort volontaire, les patients souffrant de maladies mentales, des évolutions récentes des pratiques font apparaître qu'ils ont pu y avoir recours. On peut voir en cette évolution, une non-discrimination l'extension de ce droit aux personnes souffrant de maladie mentale. L'exclusion des personnes souffrant de troubles mentaux du débat actuel sur la fin de vie nous semble témoigner du rapport que notre société entretient vis-à-vis de la vulnérabilité. La rencontre avec un patient souffrant d'une maladie mentale sévère est toujours l'occasion d'une confrontation avec les fragilités propres du patient et avec l'impuissance du soignant face à la complexité et la sévérité de la pathologie. C'est seulement au prix de cette expérience partagée de la vulnérabilité que le soignant pourra quitter la position d'expertise dans laquelle il risque d'être enfermé s'il ne veut répondre qu'à la question de la rationalité ou l'irrationalité de l'intentionnalité de mourir. Elle l'oblige alors à s'engager aux côtés du patient, à maintenir un lien qui garantit la continuité du soin et le respect de sa dignité. (R.A.).
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