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Résumé :
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[BDSP. Notice produite par INPES HR0xp8lo. Diffusion soumise à autorisation]. La Norvège possède l'une des infrastructures les plus complètes de lutte antitabac dans le monde et a lancé plusieurs campagnes médiatiques ces dernières années. Une nouvelle campagne anti-tabac, utilisant des messages d'appel à la peur, peut-elle avoir un impact immédiat sur le comportement tabagique, la motivation à cesser de fumer et les croyances en matière de santé ? Un échantillon de fumeurs (n=2543) a participé à une enquête avant et après une campagne médiatique nationale de sept semaines. L'exposition individuelle à la campagne (rappel spontané) a été utilisé comme indicateur de changement. Les auteurs n'ont observé aucun effet statistiquement significatif sur la consommation de tabac, tandis qu'ils observaient une évolution dans le sens attendu pour les fumeurs quotidiens (P=0,09). Il n'y avait pas d'effets sur le nombre de cigarettes par jour, ni sur la probabilité de cesser de fumer ou de réduire la consommation. Des effets faibles mais statistiquement significatifs ont été trouvés sur la motivation à cesser de fumer (P<0,01, Eta carré p=0,004) et la gravité perçue des risques pour la santé (P<0,05, Eta carré p=0,002). En outre, il y avait une augmentation dans les discussions interpersonnelles sur la santé et le tabagisme pour les personnes exposées à la campagne (P<0,01, Eta carré p=0,008). Les auteurs concluent qu'une campagne médiatique de masse relativement courte et intense a très peu d'effets sur une population de fumeurs déjà exposés à l'un des programmes de lutte contre le tabagisme les plus complets au monde.
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