Résumé :
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La question de l’autonomie du patient ne peut être enfermée dans une alternative stérile entre liberté totale ou, au contraire, tutelle médicale. Le vrai problème et sa solution résident dans la conception de la norme. L'auteur propose l'hypothèse d'une potentialité "auto-normative" chez le patient, qui le rendrait susceptible de penser par lui-même sa norme de santé, en étroite collaboration avec le médecin. La relation médecin-malade apparaît dès lors comme un enrichissement mutuel. Par une succession de prises de conscience, le patient peut parvenir à une revalorisation de sa vie avec la maladie, qui lui permettra éventuellement de donner une dimension éthique et pédagogique à son "épreuve de la maladie".
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