Résumé :
|
Les troubles de la personnalité étaient autrefois considérés comme "hors-texte" dans les manuels, en regard des entités pathologiques majeures. L'omniprésence de la psychiatrie dans le champ social, le passage à la santé mentale. L'axe II de DSM mais aussi la société du spectacle et de la persona les ont fait passer au premier plan. Parallèlement, le modèle biomédical s'essoufflait dans l'échec de dissections pharmacologiques, dans l'extension de la notion de spectre et dans les comorbidités sans fin. Le clinicien espérait retrouver dans les troubles de la personnalité, l'intime, le narratif et la psychopathologie pour un temps délaissés. On constate que le champ social a pesé sur la persona avec ses idéologies, ses contradictions, les exigences de la biopolitique mettant en scène une nouvelle subjectivité planétaire : le self. Certains des vecteurs sociaux dominants seront examinés à travers les personnalités borderline, dépendantes ou multiples. Enfin, sera posée la question de l'extension de la personnologie au domaine politique et la question posée au psychiatre de sa légitimité.
|