Résumé :
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[BDSP. Notice produite par CREAIORSLR FR0xrFJq. Diffusion soumise à autorisation]. L'un des axes essentiels de la lutte antituberculeuse en France est l'enquête autour d'un cas. Il est recommandé de signaler toute tuberculose dans les 48 heures après son diagnostic au Centre de lutte antituberculeuse. Celui-ci devra réaliser le premier entretien, qui établira la liste des sujets contacts à dépister, au lit du malade dans un délai de trois jours. Un retard dans ces délais peut avoir un impact négatif sur la diminution de la transmission de la maladie et il est apparu nécessaire de les étudier dans un département à forte incidence, la Seine-Saint-Denis. Une étude descriptive et rétrospective a inclus tous les signalements de tuberculose reçus entre avril et juin 2008. Les deux délais ont été analysés statistiquement en fonction des données sociodémographiques, clinicobiologiques et de l'investigation. Sur les 148 cas de tuberculose signalés, 123 ont nécessité la réalisation du premier entretien. Le délai moyen entre la mise sous traitement et la réception du signalement est de 11,08 jours. Le dépassement de ce délai peut être expliqué en partie par l'usage inadéquat de la fiche de notification (45,5%), qui a une visée épidémiologique non urgente, et par le défaut de signalement téléphonique (8,1%). Le premier entretien n'a pu être réalisé pour 19 cas et pour les autres le délai moyen entre le signalement et cet entretien est de 6,58 jours. Il apparaît essentiel, pour respecter le délai recommandé, que le signalement mentionne les coordonnées téléphoniques du cas (odds ratio, intervalle de confiance à 95% : 5,3 [1,7-16,9]). Peu d'entretiens sont réalisés au lit du malade. Cette difficulté peut être expliquée par une insuffisance de moyens mobilisables et par le retard au signalement. Les cas de tuberculoses respiratoires ont des délais mieux respectés que les autres pour le signalement (39,2% versus 13,5%, p<0,01) et le premier entretien (48,8% versus 28,6%, p=0,03). (R.A.).
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