Résumé :
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Le phénomène de mondialisation (des échanges, des valeurs, etc.) n'est pas récent, mais la référence au terme même s'est fortement développée ces 15 dernières années, avec des connotations plus ou moins positives selon les pays et les commentateurs. Qu'en est-il en Europe, région particulière puisque intégrée dans les domaines économique et - au moins partiellement - politique ? Elvire Fabry et Frédéric Allemand, s'appuyant sur les résultats d'une enquête récente réalisée en 2006 auprès de 10 000 personnes réparties dans huit Etats membres, présentent ici la façon dont les Européens appréhendent la mondialisation, de manière globale, selon le pays dont ils ressortent, mais aussi selon leur âge. Ils montrent ainsi que les Européens ont une perception assez semblable de ce phénomène : synonyme d'amplification des relations commerciales entre Etats membres et de mobilité accrue au sein de l'Union. Ils ne notent pas de différence majeure dans l'appréciation de la mondialisation selon la classe d'âge considérée - simplement, les jeunes se révèlent un peu plus optimistes que leurs ainés. Ils analysent également la place de la mondialisation dans le débat public (clivage gauche/droite, influence de la société civile), mentionnant la position particulière de la France et de l'Allemagne, pays où le sujet est nettement plus présent qu'ailleurs. Enfin, ils développent un trait dominant en Europe à l'égard de la mondialisation : la demande de régulation sur fond de renforcement des solidarités régionales, et non de protectionnisme. (R.A.).
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