Résumé :
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Le projet de passage à la TVA sociale que le précédent gouvernement avait décidé d'opérer en cas de victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2012 a été abandonné par la nouvelle majorité. Cette décision ne clôt pas pour autant le débat autour du financement de la protection sociale. La volonté d'élargir la base fiscale de ce dernier - assis traditionnellement sur les cotisations salariales - a été à l'origine de la création de la CSG (contribution sociale généralisée) et du projet d'introduction de la TVA sociale. L'objectif de ces mesures étant de réduire le poids d'un impôt sur le travail peu favorable à l'emploi et, en particulier dans le cas de la TVA sociale, de relancer la compétitivité de la France à l'exportation. L'auteur montre qu'au regard de ce dernier objectif, le passage à la TVA sociale, s'il avait eu lieu, aurait été sans doute limité. Il considère néanmoins que réduire le poids de la fiscalité passe par une baisse substantielle des dépenses, ce qui implique la mise en uvre notamment de réformes du marché du travail et des systèmes de retraites. (R.A.)
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