Résumé :
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Le décret du 21/04/88 a posé le principe que le bruit ne doit pas dépasser 85 db. Au-delà de ce seuil, des lésions peuvent apparaître. Cependant des troubles surviennent et la gène existe à des niveaux inférieur. Si les effets lésionnels ont été analysés et sont connus, en revanche peu d'étude ont été menées sur la gène due au bruit pour les salariés. Aussi, les résultats présentBes ici sont - ils important. Après avoir montré que la sensibilité au bruit s'est accru en 84 et 91 de 16,1% à 18,8%, que la gène due au bruit varie selon l'âge, la qualification et le secteur d'activité, les auteurs testent l'hypothèse selon laquelle la gène due au bruit, serait révélatrice d'autres difficultés qui se situeraient au niveau des tâches elles-mêmes ou des équipements ou de l'organisation du travail. Plusieurs conclusions s'imposent. S'il y a bien dans des situations un effet spécifique du bruit qu'on peut clairement isoler comme dans les activités cognitives qui exigent un effort, le plus souvent il est difficile d'isoler un effet bruit. Le bruit agit en interaction avec d'autres facteurs constitutif de la charge de travail, d'autres contraintes. La notion de bruit n'est pas homogène, une grande diversité de situation existe où le bruit est ressenti d'une manière différente. Ainsi les conditions de travail comme la contrainte de temps, le fait de disposer de plus ou moins d'autonomie, l'implantation des postes comme des locaux inadaptés influence la gène sonore éprouvée.
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