Résumé :
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[BDSP. Notice produite par IRDES NwkCiR0x. Diffusion soumise à autorisation]. En France, une années supplémentaire au-delà du taux plein dans le régime général ne donne aucun droit à une augmentation de pension. Cette taxe sur le prolongement d'activité distord les choix des agents en faveur d'un âge de départ en retraite inférieur à celui qui prévaudrait dans un contexte optimal. Cette taxe pourrait être éliminée par la mise en place d'un système qui lierait le taux de remplacement à l'âge de départ à la retraite de façon à respecter la neutralité actuarielle. Pour des raisons exactement opposées à la situation prévalant actuellement, ce système ne permet pas d'assurer des moyens de financement supplémentaires pour les caisses des régimes de retraite par répartition. Il existe en effet un dilemme entre une taxe élevée et un allongement significatif de la durée d'activité. Cet article propose un modèle très simplifié à deux périodes qui permet de déterminer de façon explicite et transparente la taxe sur la prolongation d'activité qui correspond au sommet de la courbe de Laffer. Dans un second temps, il présente, sur la base d'une maquette beaucoup plus détaillée de l'économie française, des résultats quantitatifs qui illustre de façon concrète l'analyse théorique.
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