Résumé :
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[BDSP. Notice produite par CTNERHI LbR0xfJm. Diffusion soumise à autorisation]. Les compétences institutionnelles de l'Union européenne, fondées sur les articles 126 du traité de Maastricht (1992) et 149 et 150 du traité d'Amsterdam (1977), portent essentiellement sur l'accompagnement et le soutien des politiques nationales ou régionales de ses pays membres. Sur un plan général, au-delà de la diversité des situations et politiques, de nombreuses similitudes existent entre les systèmes éducatifs des différents pays de l'Union. La tendance à scolariser dans des classes ordinaires, avec des appuis divers, une proportion de plus en plus grande d'enfants et d'adolescents handicapés en fait clairement partie. Ainsi, la grande majorité des pays de l'Union a-t-elle développé et, surtout, développe-t-elle des politiques plus ou moins affichées et abouties d'éducation inclusive, où tous les élèves reçoivent ensemble le même type d'éducation, aux adaptations indispensables près. Seuls quelques pays font exception : la Belgique, qui scolarise dans des structures spécialisées la majeure partie de ses enfants et adolescents handicapés ; l'Allemagne qui, de façon pragmatique, considère que toutes les modalités de scolarisation sont susceptibles, à un moment ou un autre, de répondre aux besoins spécifiques de ses élèves handicapés ; l'Italie, enfin, qui a fait le choix depuis près de trente ans de scolariser ensemble tous ses élèves, handicapés ou non. Quelques grandes tendances traversent tous les systèmes éducatifs d'adaptation scolaire et de scolarisation des élèves handicapées : privilégier une approche pédagogique plutôt que diagnostique, partir des besoins éducatifs individuels des élèves, travailler en équipes intercatégorielles, associer pleinement élèves et parents aux projets éducatifs, etc. Un grand défi subsiste néanmoins dans la très grande majorité des pays de l'Union : poursuivre dans le second degré ce qui a été entrepris avec relativement de succès dans le premier degré. (RA).
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