| Titre : | Evaluation des conséquences psychologiques des catastrophes environmentales : une étude de faisabilité à partir des inondations de 1992 dans le Vaucluse (France). (1999) |
| Auteurs : | Pierre Verger ; Denis Bard ; Eric BARUFFOL ; Nathalie BOULANGER ; Philippe Pirard ; Michel Rotily ; Guy SYDOR ; Marianne VIAL |
| Type de document : | Article |
| Dans : | Santé - Cahiers d'études et de recherches francophones (vol. 9, n° 5, 1999/09-10) |
| Pagination : | 313-318 |
| Langues: | Français |
| Mots-clés : | Santé publique [généralité] ; Catastrophe naturelle ; Impact ; Facteur psychologique ; Trouble anxieux ; Stress ; Donnée statistique ; Enquête ; Facteur psychosocial ; Evaluation ; France ; Vaucluse ; Inondation |
| Résumé : | Des études anglo-saxonnes ont montré que l'impact psychologique des catastrophes environmentales naturelles pouvait être important et durable. En septembre 1992, une inondation s'est produite dans le Sud-Est de la France (Vaucluse) et a entraîné 38 décès. Une étude pilote a été réalisée quatre après pour tester la faisabilité d'une étude épidémiologique de l'impact psychologique de cette catastrophe. Deux communes ont été choisies : Vaison-la-Romaine où l'inondation fut soudaine et meurtrière (28 décès), et Bédarrides où elle fut plus progressive. Des ménages ont été tirés au sort à partir d'une liste de victimes à Bédarrides et de l'annuaire téléphonique 1992 à Vaison-la-Romaine. Le questionnaire avait pour objectif d'évaluer des niveaux d'exposition lors de l'inondation et incluait des échelles psychométriques pour l'évaluation de l'état de stress post-traumatique, des troubles anxieux et dépressifs. A Bédarrides, l'étude a été bien acceptée, le taux de ménage éligibles contactés atteignant 69% et celui de participants 74%. A Vaison-la-Romaine les taux correspondants n'ont été que de 51 et 50%. Un indicateur d'exposition a pu être élaboré à partir des multiples situations d'exposition rencontrées lors de l'événement. L'échelle d'état de stress post-traumatique a été bien acceptée contrairement aux échelles de dépression et d'anxiété pour lesquelles de nombreuses non-réponses ont été observées. |

