Résumé :
|
Ce rapport a été commandé à un chercheur de l'INSERM par Claude Bartolone, ministre délégué à la Ville pour renverser la logique habituelle qui met plus souvent en lumière la violence des jeunes que leurs souffrances. "Séparer de façon artificielle la souffrance, qui relèverait du monde médical, de la violence, qui relèverait de la justice, est un traquenard idéologique." "Le vieux passé de la violence des jeunes" sert surtout à entretenir la dénégation d'une responsabilité collective du monde adulte. Ce rapport apporte un éclairage nouveau sur la question et nous conduit à remettre en question nos pratiques éducatives et préventives. D'abord, il lie violences et souffrances des jeunes grâce à des approches différenciées : sociologique, psychopathologique, éducative et épidémiologique. L'analyse très nuancée met en évidence que "faire mal et avoir mal" sont indissociables et que les "micro-violences" répétées génèrent progressivement des carrières de victimes et des carrières délinquantes.
|