Résumé :
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S'il est nécessaire d'établir des priorités, c'est parce que nos ambitions dépassent les ressources disponibles pour les satisfaire. C'est le problème économique classique qu'il faut résoudre en comparant les coûts et les avantages de chaque option envisageable. Comme les coûts se rapportent à des ressources réelles, qui auraient pu être employées ailleurs, le coût de toute action représente en réalité les avantages auxquels il faut renoncer. L'efficience exige à la fois qu'il n'en soit sacrifié que le minimum et qu'ils ne soient pas plus précieux que les avantages escomptés. Les avantages, en l'occurrence, sont les améliorations de la santé des gens, mesurées par leur espérance de vie corrigée en fonction du bien-être. Normalement, la politique de santé vise aussi bien l'état de santé générale que sa distribution dans la population sous l'angle de la santé, il faut un instrument générique reposant sur les préférences qui tiennent compte des valeurs de cette population tout entière, car l'éthique veut que quiconque est touché par l'établissement de priorités en matière de soins de santé ait droit de faire entendre ses vues. Pour la transparence, plus la formulation et les résultats de cette politique peuvent être chiffrés, mieux c'est.
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