Résumé :
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[BDSP. Notice produite par INIST 8R0xwqv5. Diffusion soumise à autorisation]. L'information est à la mode. D'abord parce que les outils de communication progressent et que le besoin est immense d'être informé de tout. La santé n'échappe pas à la mode. Ensuite parce que l'information et le consentement auquel elle sert est "la pierre angulaire" de l'expression des libertés individuelles dans le domaine du soin. Surtout habitués à être rassurés par leur succès, les médecins sont surpris par des exigences actuelles qui sont plus soucieuses de qualité et de droit des patients que de résultats. Bouleversé dans ses repères, le monde médical doit s'adapter rapidement et modifier ses références - notamment légales - qui le contraignent maintenant, en cas de contentieux, à apporter les preuves de l'information. Dans ce contexte, le médicament est un bon modèle de ce que peut être l'information pour tous les acteurs de la prescription comme situation emblématique de la santé. Il convient de trouver un équilibre entre deux usages de l'information qui ne doivent pas devenir des excès. D'une part, l'information pour les patients de façon à leur permettre de mieux se soigner et, d'autre part, la protection pour les médecins de façon à leur permettre de mieux se défendre en cas de conflit. Aussi, c'est bien entre surinformation des patients et protection des médecins que se situent donc les enjeux.
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