Résumé :
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[BDSP. Notice produite par INIST LJQy4R0x. Diffusion soumise à autorisation]. L'histoire des vaccins comporte de magnifiques réussites mais aussi un certain nombre d'incidents fâcheux. D'après des mesures objectives de leur innocuité, les vaccins se comparent favorablement aux autres produits pharmaceutiques. On assiste cependant à une augmentation des manifestations postvaccinales indésirables. Si certaines des associations rapportées sont largement infondées, il est vrai que les vaccins provoquent des réactions graves chez un petit nombre de personnes. Bien que l'on connaisse mal l'immunopathogénie des effets indésirables associés aux vaccins actuels, la pratique de la vaccination est en augmentation rapide. Le "paradigme" vaccinal classique évolue pour inclure aussi des vaccins contre les maladies infectieuses qui, pour protéger, font appel à des réponses cellulaires pro-inflammatoires (tuberculose, infections herpétiques), des vaccins à usage thérapeutique contre des infections chroniques (comme le syndrome d'immunodéficience acquise (SIDA) ou les hépatites virales B et C) et des vaccins contre des affections non infectieuses (comme le cancer ou les maladies auto-immunes). Nous avons de plus commencé à prendre comme cible des agents pathogènes moins virulents, comme la varicelle, ou les rotavirus en Amérique du Nord, et à justifier l'utilisation des vaccins par les coûts sociétaux et parentaux plutôt que par de simples coûts en termes de morbidité et de mortalité. (...)
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